Le trauma fracasse, c’est sa définition.
Et la résilience qui permet de se remettre à vivre,
associe la souffrance avec le plaisir de triompher. Curieux couple !
– Boris Cyrulnik

Il y a trois types de trauma :
1. Le trauma émotionnel
2. Le psycho-traumatisme
3. Le choc traumatique

Les trois produisent des états de stress post-traumatique qui se manifestent comme des états hypnotiques qui nécessitent d’être identifiés et traités de façon adéquate selon le cas.
Il est important de distinguer les symptômes provenant du trauma émotionnel de symptômes provenant d’un événement traumatique ponctuel ou de psycho-trauma.

1. Trauma émotionnel dans la famille
Le trauma émotionnel est lié à des violences psychologiques vécues pendant l’adolescence ou dans la vie d’adulte, comme par exemple l’harcèlement à l’école ou dans le milieu professionnel.
Mais le trauma émotionnel est lié surtout à des situations pénibles et confusionnelles vécues au sein de la famille, auxquelles chacun est confronté pendant de longues périodes.
Si dans votre enfance les adultes qu’on pris soin de vous, vous ont négligé(e), ignoré(e) ou disqualifié(e) systématiquement, s’ils vous ont utilisé(e) pour remplir leur vide psychoaffectif, si ils vous ont maltraité ou ils ont abusé de vous… tout cela produit du trauma émotionnel.

Voici 3 types de famille qui produisent du trauma émotionnel :
Famille rigide
Règles dominantes : pouvoir d’une autorité dominante, psychologiquement ou physiquement violente, qui blâme, écrase et contrôle…
Mystification de l’amour : dissociation affective. L’amour est un devoir, une obligation et de l’auto-sacrifice.
Repérés psychoaffectifs : rigides à l’intérieur et à l’extérieur de la maison.
L’ordre implicite : fais plus d’efforts, ne ressens rien.
Famille corrompue
Règles dominantes : domination sans repérés exercée par un parant souffrant du Trouble de la Personnalité Narcissique, ou de schizophrénie, de paranoïa, de la bipolarité non traitée…
Mystification de l’amour : j’ai tous les droits sur toi.
Repérés psychoaffectifs : au nom de l’amour, utilisation de l’enfant souffrant de ce trouble mental,  tout en ignorant les besoins fondamentaux de l’enfant, tels que le respect psychoaffectif.
L’ordre implicite : soi fort, ne ressens rien.
Famille chaotique

Règles dominantes : inconsistance; comme dans le cas des parents souffrant de dépendance affective et/ou à l’alcool.
Mystification de l’amour : utilisation de l’enfant pour remplir le vide psychoaffectif de parant, tout en lui transmettant l’idée que le parant dédie sa vie à lui, qu’il est très aimé et qu’il est protégé. 
Repérés psychoaffectifs : enchevêtrés
L’ordre implicite
: fais-moi plaisir. Fais mieux pour moi.
Si vous ressentez une blessure affective certainement vous souffrez de trauma émotionnel.

Quelques symptômes et comportements persistants, liés au trauma émotionnel :
– Manque de confiance en ses ressources et en sa capacité à agir.
– Capacité limitée dans l’écoute de ses réels besoins.
– Difficultés à s’affirmer ou à dire non, quand la situation le demande.
– Dévalorisation et doute de soi.
– Manque de contact avec son intentionnalité profonde.
– Sensation de dissociation entre soi et les autres.
– Difficultés d’appréciation de ses propres limites
– Difficultés d’expression claire et ouverte de ses besoins.

– Difficultés pour s’affirmer.
– Hypersensibilité au sujet de remarques ou de jugements émis par les autres.
– Sensations de danger ou de menace face à la l’intimité.
– Attitudes soupçonneuses à propos du regard des autres.
– Projection: sensation de « danger » face aux autres.
– Rumination à propos des « intentions cachées » des autres.
– Susceptibilité extrême lorsque les gens parlent de façon trop directe ou irritée.
– Troubles obsessionnels tels que TOCS, rituels de vie, superstitions et tics.
– Phobies de toutes sortes, claustrophobie, angoisses, anxiété et peurs.
– Pression ou stress chroniques lié à la sensation de manque de temps ou d’argent.
– Difficultés à établir des relations d’intimité
– Difficulté à prolonger une relation intime à long terme.

– Difficulté d’expression verbale, intellectuelle, physique, émotionnelle, créative, ludique…
– Douleurs chroniques dans le dos ou dans d’autres parties du corps.
– Symptômes psychosomatiques, troubles nutritionnels et/ou alcoolisme.
– Insomnies et troubles de someil.
– Systèmes défensifs tels que la paralysie psychoaffective, la fuite, la lutte et la mystification spirituelle,  l’anesthésie mentale ou le blocage.

2. Psycho-traumatisme
Quant une personne est exposée à un haute nivaux de violence, nous parlons de psycho-traumatisme.
Cela se passe dans le cas des couples où le partenaire devient extrêmement violant. Ou bien dans les guerres et groupes de mafia et terrorisme: viols répétitifs, torture, bombardements, famines…
Si la 
haut intensité d’agression a été vécue au-delà d’une période d’un mois, cette personne souffre du stress post-traumatique.
Quand la personne à souffert au-delà de 6 mois de violences systématiques, elle présente d’états de stress post-traumatique chroniques.
Les états de stress post-traumatique se déclenchent de façon différée chez chacun.
Dans tous les cas, il y a trois groupes de symptômes :

  • Le « syndrome de reviviscence » 
    Il s’agit de souvenirs intrusifs de l’événement traumatique, suscités par tout ce qui peut y être associé : un bruit, une odeur, une image… Ces souvenirs sont sources de longues ruminations (ressassements), mais également de « flashbacks », de cauchemars et de réactions de peur. C’est « comme si » l’événement traumatique allait se reproduire. Ces ressassements sont toujours vécus avec une angoisse intense qui peut envahir parfois tout le quotidien.
  • Le « syndrome d’évitement »  
    La personne va alors éviter toutes les situations qui réactivent l’angoisse. Il peut s’agir aussi bien d’un lieu que de circonstances qui pourraient sembler trop similaires ou même de pensées. La personne va chercher à « éviter » ses propres pensées en se repliant sur elle-même, dans un monde imaginaire, voire dans l’amnésie des événement traumatiques ou dans le déni.
  • Le syndrome d’hyper-réactivité neuro-végétative
    Ce sont des signes d’« hyper-vigilance » ou d’« état d’alerte quasi-permanent ». La personne va alors pouvoir présenter des réactions de sursaut ou une grande irritabilité, ou encore une hypersensibilité, ou bien des troubles de l’attention et de la concentration, ou enfin un sentiment de profonde fatigue physique et psychique.


A plus long terme, l’état de stress post-traumatique peut entraîner de véritables modifications de la personnalité avec une attitude méfiante et hostile, un retrait social, des sentiments de vide et de perte d’espoir, de menace et d’insécurité permanente, de détachement affectif. Dans 75% des cas, il existent de symptômes associés et c’est bien souvent à cette occasion qu’est fait le diagnostic.

3. Choc émotionnel 
Le choc émotionnel est dû à un événement ponctuel qui a eu lieu à un moment spécifique dans le temps, parfois même pendant le tout début du développement, incluant le moment de la naissance. Cela peut être un accident, la mort soudaine d’un personne aimée, une violence ponctuelle, un tremblement de terre…

Voici quelques symptômes et comportements persistants, liés au choc émotionnel :
– Des sentiments profonds d’incertitude.
– Une confusion inexplicable et/ou une hypersensibilité émotionnelle.
– Des éclats émotionnels irrationnels, de rage ou de méfiance, de peur et/ou d’angoisse.
– Une peine profonde ou une torpeur émotionnelle totale.
– Des difficultés à s’endormir ou à rester endormi ; se réveiller trop tôt.
– Des cauchemars et/ou des “flashbacks”.
– Une fatigue surrénale inhabituelle au point d’être épuisé.
– Une insensibilité aux processus thérapeutiques et à leur soutien.

Beaucoup de personnes souffrent des symptômes de trauma émotionnel autant que des symptômes produits par un choc Ces symptômes se réactivent à l’occasion du stress de la vie quotidienne. Lors de ces réactivations, des réactions se réactivent elles aussi en pilote automatique.
Cette situation est auto-stable tant que les causes sont enfuies et les définitions à propos de soi, sont occultées…

La pratique de l’Autoquestionnement Non Duel vous permettra de guérir et de vous libérer des effets du trauma.
Vous sentez-vous prêt (e) ?  suivre le lien…

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