LES SOURCES DE L’AUTOQUESTIONNEMENT NON DUEL

Le problème avec le langage est que…
peu importe ce que nous essayons d’exprimer,
nous sommes pris dans la structure des mots et
de nos représentations linguistiques…

La déconstruction postmoderne
Exposée par Nietzsche, Heidegger, Derrida…, la philosophie de la déconstruction postmoderne a pour fonction de révéler la signification et les structures qui sont situées au-delà du texte.

Dans la pratique de l’Autoquestionnement Non Duel, vous allez ‘mettre à nu’ vous pensées autant que les représentations linguistiques inconscientes. Cela vous permettra de constater comment vous confirmez votre réalité subjective et votre identification à tout ce que vous ‘croyez être’.

Ludwig WITTGESTEIN (1889-1951) disait : tout est un jeu de langage…

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–  Si nous utilisons le langage comme un instrument pour signaler ou pour indiquer ou pour comprendre ce que nous appelons la réalité, il est fondamental d’examiner de très près cet instrument.

– La réalité ou la vérité objective n’est pas pré-donnée. Nous en faisons une représentation arbitraire en la décrivant par le langage et par nos jeux de mots qui consiste en entasser des concepts les uns après les autres pour décrire notre réalité… Par cet entassement de concepts nous nous définissons comme étant ceci ou cela.  Nous confondons nos compréhensions de la réalité subjective avec la réalité et nous confondons ce que nous croyons à propos de soi et des autres, avec la réalité.

– Toutes nos définitions à propos de soi, sont basées sur une vision binaire : correct – incorrect, digne – pas digne, supérieur – inférieur, bon – mauvais…. En privilégiant un concept par rapport à un autre, nous pensons donner de la consistance à nos idées, alors qu’en faisant cela en mode automatique, nous produisons une vision duelle et tordue de la réalité. Ce faisant, nous perpétuons notre ‘sens de moi’ qui est purement conceptuel et qui s’oppose à notre véritable Je Suis.

Les constats de philosophies de déconstruction postmoderne, se joignent à la grande tradition Non Duelle, l’Advaita Vedanta ( ou la vision Non-Duelle de la Réalité ), enseignée par les maîtres les plus connus tels que Ramana Maharshi, Nisargadatta Maharaj et U.G Krishnamurti

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La
 Réalité Non-Duelle :

La Non-Dualité, provient d’une des doctrines majeures de la philosophie indienne āstika la philosophie  Advaita Vedanta qui décrit l’Unité Indivisible de la Conscience Absolue« Advaita » signifie « Non-Deux » et  La Conscience Absolue, sans contenu mentale, est le substrat de tout ce qui Est; elle est préalable à notre croyance de séparation d’avec le tout et d’avec « Être ».

– « Vedānta » est la conclusion de Véda : Neti NetiL’expression du sanskrite Neti Neti signifie: – je ne suis ni ceci, ni cela. C’est le constat qui permet de questionner et démanteler les « images » et définitions binaires que nous avons à propos de nous-mêmes. Ce constat permet aussi de démanteler notre croyance d’une existence séparée, dépendante du mental. 

– Il nous est impossible d’accéder à une définition pertinente de nous-mêmes, Être est  tout simplement indéfinissable, non explicable. Cependant, nous pouvons décrire tout ce que nous ne sommes pas.  Lors d’un Autoquestionnement assisté, nous constatons que l’existence n’est liée à de vieilles croyances à propos de soi, que de façon imaginaire.

Le Dr. Stephen Wolinsky avec qui Prabhã Calderón  a étudié pendant plusieurs années, a battit sa pratique sur ces philosophies ainsi que sur un constat fondamental provenant de Neurosciences :
« l’influence de l’observateur… ». Basé sur ce point-là, Stephen Wolinsky a donné le nom de Psychologie Quantique à sa démarche.

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– Werner Heisenberg a démontré que « l’observateur », ne peut être séparé de « ce qu’il observe ». Il a démontré comment nous concevons des « réalités subjectives » imaginairement distinctes de notre regard. Les concepts par lesquelles nous voudrions nous rassurer, nous enferment dans des ‘logiques’ de séparation d’avec ce qui Est non observable ni définissable. C’est ainsi que tout ce que nous ajoutons derrière le Je Suis ce ne sont que des images décrites par un « observateur » tout aussi imaginaire. 

– En constatant l’activité duelle de notre « sens de moi », divisé entre « l’observateur » et  ce que celui-ci « observe », nous comprenons comment nos croyances et définitions à propos de soi, ce ne sont que des croyances duelles et illusoires…
Einstein et Bouddha semblaient se mettre d’accord quant ils ont dit :  – le vide est forme, la forme est du vide condensé. – le vide et la forme, la forme et le vide… À l’instant où cesse le besoin de définir « je » et « suis » pour se rassurer, nous  constatons qu’« Être », sans définitions, est vide de tout concept et définition. Ce vide est la sérénité…

Nous ne pouvons pas ne pas être… 
Cependant, nous voulons nous rassurer en utilisant toutes sortes des concepts et représentations linguistiques… Par exemple, nous nous approprions les concepts d’énergie, d’espace, de masse, de temps, de gravité, de distance, de lumière, de son, de champs électromagnétiques, de forces faibles et fortes… pour créer des réalités subjectives utilisées pour renforcer notre pensée magique et nos définitions de soi.  Ce faisant, nous ignorons ce qui est vraiment là.
Alfred Korzybski est auteur de l’aphorisme : – une carte n’est pas le territoire qu’elle représente,  met très fortement en garde dans ses ouvrages, en particulier Science and Sanity, contre l’usage du verbe « être », qui ne possède pas de définition univoque concernant des objets déjà existants.

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