Les sources de la Pratique de l’autoquestionnement. 

Conçue par le docteur Prabhã Calderón puis développé avec Bruno Maillard.

La déconstruction postmoderne initiée par Nietzsche, Heidegger et Derrida …
Derrida disait en substance :
La déconstruction a pour fonction de révéler les structures qui sont situées au-delà du texte.
En d’autres termes, la déconstruction des représentations linguistiques a pour fonction de mettre à nu ce qui a toujours été là.

Saussure disait : Ce que nous signalons n’est qu’un jeu de langage…

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Il en découle entre autres, une branche de la linguistique, la linguistique contextuelle :

– « Si nous utilisons le langage comme un instrument pour signaler ou pour indiquer ou pour comprendre ce que nous appelons réalité, il est très intéressant et fondamental d’examiner de très près cet instrument. »

– La réalité ou la vérité objective n’est pas pré-donnée, nous nous en faisons une représentation arbitraire en la décrivant par nos artefacts littéraires, artistiques et par nos jeux triviaux de mots… Nous confondons nos expressions de la réalité avec la réalité et nous confondons les autres et nous-même avec nos interprétations arbitraires de la réalité.

– Toutes nos définitions sont basées sur une vision bipolaire de ce que nous appelons la réalité. En privilégiant un concept par rapport à un autre, nous pensons donner de la consistance à nos idées, à nos souvenirs à nos représentations… En faisant cela en mode automatique, nous espérons nous rassurer en situant notre propre existence ‘dans la réalité’. En faisant cela nous perpétuons le doute ontologique, le doute d’être.

Ces constats « postmodernes » sont partagés par des traditions très anciennes, tels que le Bouddhisme, le Taoïsme, L’Advaita Vedanta ( ou la vision de la Réalité Non-Duelle)…
Les maîtres les plus connus, dans la grande tradition de la Non-Dualité, sont entre autres Ramana Maharshi et Nisargadatta Maharaj.

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La vision de la Réalité Non-Duelle :

– La Non-Dualité, du sanscrit Advaita, décrit l’unité du vécu et du vivant, les yeux ouverts sur le monde tel qu’il se présente, sans l’interpréter et demeurant dans la conscience sans contenu.

– Conscience sans contenu mentale, est le substrat de toutes expériences; elle est préalable à notre croyance en notre séparation de tout et d’avec «Être». Elle est préalable à la peur ontologique et au besoin de contrôler, de définir de se définir, de penser le monde… Pour se rassurer.

– Une pratique très ancienne appelée Vedanta permet de questionner et de démanteler les « images » et les définitions bipolaires que nous avons de nous-même et  surtout permet de démanteler notre croyance en une existence séparée, dépendante de ces images. L’expression du sanscrit,“Neti Neti”, signifie, “je ne suis pas ceci et je ne suis pas cela”. Rien ne peut être ajouté à ce qui « est », rien ne peut en être retiré.

« Le problème avec le langage, c’est que, peu importe comment nous essayons de nous exprimer, nous sommes absorbés dans la structure des paroles »
~ Nisargadatta Maharaj ~

– Il nous est impossible d’accéder à une définition pertinente de nous-même, « Etre » est indéfinissable, non conceptualisable. Cependant, nous pouvons constater ce que nous ne sommes pas, dès l’instant où, lors d’un autoquestionnement assisté, l’existence n’est plus imaginairement liée à de vieilles croyances à propos de soi.

Le Dr. Stephen Wolinsky a bâti son œuvre sur des constats provenant des Neurosciences, de la Dé-hypnose, de la linguistique, de la physique quantique, de la déconstruction postmoderne, de la non-dualité.

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«La Psychologie Quantique».  Cest le nom Initialement donné par le Dr. Stephen Wolinsky à sa démarche :

– Werner Heisenberg a démontré que “l’observateur” ne peut être séparé de “ce qu’il observe”. Ce faisant, Il démontre comment « nous concevons » des réalités subjectives imaginairement distinctes de nous et comment ces concepts que nous voudrions rassurants, nous enferment dans des « logiques » de séparations imaginaires, limitantes, inquiétantes, culpabilisantes et des recherche de sens illusoires.

– En observant l’activité de notre « moi » fragmenté entre l’observateur et ce qu’il observe, nous comprenons les mécanismes par lesquels nous pensons tout contrôler, alors que ce mécanisme de contrôle nous limite imaginairement et nous identifie au manque de contrôle, à la peur, à la culpabilité…

– Einstein disait, “le vide est forme, la forme, c’est du vide condensé”.
Nous pouvons observer que « existence », « conscience », « amour »… sont des synonymes non conceptualisables.
À l’instant où cesse le besoin de définir « je » et « suis » pour se rassurer illusoirement sur leur réalité, nous ne doutons plus d’« Être», « Conscience », « Amour »… nous  sentons «Être » sans définition ni valorisante ni dévalorisante. Nous sentons « Être» vide de tout concept.

– Dans l’espoir de devenir ce que de toute façon nous ne pouvons pas ne pas être, nous nous approprions les concepts d’énergie, d’espace, de masse, de temps, de gravité, de distance, de lumière, de son, de champs électromagnétiques, de forces faibles et fortes… pour créer des réalités subjectives auxquelles nous nous identifions. Ce faisant, nous ignorons ce qui est vraiment là et nous nous racontons des histoires qui entretiennent une peur conceptuelle.

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