CITATIONS PROVENANT DE LA NON DUALITÉ 

À propos de l’amour.

Votre tâche n’est pas de rechercher l’amour, mais de découvrir et démanteler toutes les barrières mentales que vous avez construites contre l’amour.
– Rūmī[] (1207-1273) mystique persan.

Celui qui est UN avec la musique intérieure de l’amour, celui qui est UN avec la pulsation universelle, celui-là est immunisé contre les assauts des tempêtes et des circonstances.
– Ramesh Balsekar

À propos de la mort…

Ce, qui est réel, ne meurt pas…
Imagine un grand édifice en train de s’écrouler. Quelques chambres sont en ruines est quelques autres sont intactes. Peut-on dire que l’espace est en ruine ou intacte ?
C’est la structure qui soufre ainsi que ses habitants… L’espace lui-même n’a pas été modifié.

De la même façon, rien n’arrive à l’existence elle-même, lorsque les formes s’éteignent et lorsque les noms disparaissent. L’orfèvre fait fondre les anciens bijoux pour en créer de nouveaux.
Apres avoir constaté que la mort arrive au corps et non pas à ce qui Est, tu regardes ton corps se dégrader comme une idée qui s’use.
Ce qui Est ne dépend pas du temps ni de l’idée.
– Nisargadatta Maharaj

C’est la peur qui vous fait croire que vous êtes vivants et que vous allez mourir.
Ce que vous ne voulez pas c’est que votre peur se termine.
– U.G. Krishnamurti

À propos de lâcher prise.

Vous avez construit un monde imaginaire suggéré par les autres ;
un monde de mémoires, de désirs, de peurs… et vous êtes emprisonné dedans.
Vous voudriez rompre le maléfice et lâcher prise.
Mais pourquoi lâcher prise d’une prison qui en réalité imaginaire ?

Une fois que vous réalisez que votre monde est votre propre projection,
il n’y a plus rien à lâcher.

– Nisargadatta Maharaj

 Vous n’êtes pas prêt à accepter le fait que vous devez renoncer à votre quête.
Mise à part une reddition complète et totale, il n’y a pas de sortie.
Tout mouvement, dans n’importe quelle direction,
sur n’importe quelle dimension, à n’importe quel niveau,
vous amène loin de vous. Loin de Ce, qui est.
U.G. Krishnamurti

À propos du mécanisme d’auto-définition de soi.

Abandonnez tout ce que vous n’êtes pas…
Comme l’homme qui creuse un puits se débarrasse de la terre pour trouver l’eau,
débarrassez-vous de tout ce qui est illusoire jusqu’à ce qu’il n’en reste rien.

Renoncez à toute définition de vous-même.
– Nisargadatta Maharaj

Nisargadatta Maharaj disait : « Vous n’est ni le miroir ni l’image ».
En fait, vous n’êtes ni l’image, ni le mécanisme de l’observateur qui la regarde.
Vous n’êtes ni le 
« définisseur », ni l’« expérimentateur», ni l’« observateur ».
Le fait est que « l’observateur », « le connaisseur » et « l’expérimentateur »

sont des pensées qui apparaissent comme « Je suis ».
Tant que ce « je suis ceci ou je suis cela » se confirme par des pratiques spirituelles,
il y aura les pensées, les souvenirs, les mémoires, les émotions, les associations et les perceptions attachées… mais tout cela ce ne sont que des représentations linguistiques,
des choses qui n’existent pas en réalité.

Stephen Wolinsky

Pourquoi interprétez-vous vos sensations ?
Pour quoi ne les laissez-vous pas en paix ? 

Vous le faits parce que vous croyez que si vous ne dialoguiez pas avec votre « moi »,
celui-ci ne serait plus là.
Vous n’auriez pas la preuve de votre existence.
Cela est une perspective effrayante n’est-ce pas ?

Tout ce dont vous faites l’expérience: paix, joie, silence, béatitude, extase et Dieu… Sait quoi ?
Tout cela n’est ressenti que par « le connaisseur » et sa vieille « connaissance » de seconde main !
Le fait même que vous êtes en « état de béatitude et de formidable silence »,
implique que vous conceptualisez ces « états ».
Il faut avoir déjà conceptualisé une chose, pour se décrire comme son « expérimentateur ».

Cette expérience n’a rien de merveilleux ou de métaphysique.
Pouvez-vous faire l’expérience d’une chose aussi banale que ce banc, là en face de vous ? Non ! Vous « expérimentez la conceptualisation » que vous en avez faite
et dont la source est toujours extérieure.
Vous pensez les pensées de votre société religieuse de m…, vous ressentez les sensations en rapport à ce milieu, et vous vivez les expériences de cette société.
Y a-t-il une expérience ? Qui est l’expérimentateur ?!!!
– U.G. Krishnamurti

Lorsque cesse l’auto-définition « moi », nous constatons Être.
Lorsque que nous croyons que notre existence dépends d’une définition de «  moi »
comme… je suis supérieur ou je suis inférieur, je suis reconnu ou je ne suis pas reconnu…
ou lorsque nous croyons notre existence dépends de la 
« réparation du moi »,
nous nous croyons séparés de ce que nous voudrions être,
nous nous croyons séparés de soi-même, nous nous croyons séparés d’ « Être »
– Prabhã Calderón 

À propos du « sens de moi ».

Vous vivez dans votre « sphère mentale ».
Vos pensées ne sont pas votre propriété : elles appartiennent à tout le monde.
Ce ne sont que des pensées.
Cependant, vous créez un « penseur » qui lit chaque pensée
et qui s’approprie de ces pensées comme étant « sa production 
» .
Votre effort pour contrôler la vie et vérifier que vous existez
a créé un mouvement de pensées que vous appelez « moi ».
Cela… vous rassure-t-il ?
– U.G. Krishnamurti

Pour laisser aller quelque chose, vous devez d’abord regarder ce que c’est.
Pour découvrir qui vous êtes vraiment, il est fondamental
de laisser aller tout ce que vous « croyez être ».
Tout ce que vous pensiez être, ce n’est pas Ce qui Est.

Ce qui Est, n’est rien de « perceptible », ni de « conceptualisable »,
ni « d’explicable »…
Nisargadatta Maharaj

À propos d’un piège spirituel…

Il y a beaucoup d’enseignements et pratiques spirituelles « conscientes »
qui confirment les aspects constitutives de l’ego ou 
« sens de moi ».
Par exemple, dans la pratique de la méditation ou de la pleine conscience,
il y a l’idée implicite d’être « l’observateur stable » ou  « le connaisseur » ou
« l’expérimentateur » de « mon » expérience.
Cela conditionne votre vie et confirme l’illusion d’une individualité distincte d’Être
et fragmentée en deux, qui « se regarde » elle-même… 

– Stephen Wolinsky

Toutes vos expériences, vos méditations, vos prières, tout ce que vous faites,
sont centrées sur vous-même.
Tout ça renforce votre « Moi », ajoutant de l’élan et de la vitesse,
vous amenant dans la direction opposée à celle que vous cherchiez.
Si vous pratiquez quelque système quelconque de maîtrise mentale, automatiquement le « Moi »
et son « observateur » sont entretenus dans leurs convictions, peurs, etc.
Avez-vous un jour médité réellement, sérieusement ?
Ou connaissez-vous quelqu’un qui l’ait fait ?

Non ! Personne ne le fait.
Si vous méditiez vraiment, vous finiriez chantant des mélodies lunatiques dans l’asile de fous !

Vous ne pouvez pas d’avantage pratiquer « l’attention totale » ou « être pleinement conscient ».
Vous ne pouvez pas être « pleinement conscient »
parce que votre « moi » et Ce, qui est, ne peuvent pas coexister.
Si vous pouviez une seconde seulement, une seule fois dans votre vie,
demeurer dans Ce, qui est, la continuité de votre « moi » claquerait net.

L’illusion sur laquelle repose votre sens de « moi » s’effondrerait.
Alors, tout retomberait dans le rythme naturel : Conscience Absolue, Être…
Cet « état » où vous « vous regardez », cela n’est vraiment pas la Conscience.
Si vous reconnaissez ce que vous regardez et le « moi » qui « se regarde »,
vous constatez qu’une fois de plus vous êtes là, entent que « moi »,
en train de « vous regarder vous-même » et « d’expérimenter le passé »…

Ce que vous savez très bien faire !
– U.G. Krishnamurti

À propos de Ce qui Est.

La Réalité ne doit pas être cherchée parce qu’elle n’est pas perdue.
Ce qui Est n’est pas le résultat d’une pratique spirituelle, d’une évolution personnelle,
de la connaissance ou de l’apprentissage…
Ce qui Est, est partout à tout moment.
C’est la Réalité indivisible qui n’est jamais absente ou éloignée…

La Vérité n’est pas une chose compliquée, c’est la chose la plus simple qui Soit.
Notre  « 
sens de moi » ne peut ni créer ni obtenir Ce, qui est.
– Jed McKenna

À propos de la quête spirituelle.

Pourquoi vous adonnez-vous à toutes ces pratiques et recherches ?
Pourquoi travaillez-vous sur « vous-même » ?
Pourquoi cherchez-vous de nouvelles techniques, méthodes, processus, paradigmes… ?
Pourquoi cherchez-vous à évoluer, a vous réparer, a vous améliorer,
à vous rapprocher de « vous-même » ?

Sans nier que l’activité de quête est proportionnelle au doute d’Être, posez-vous la question :
« de quoi concrètement je souhaite m’éloigner ? »

Votre quête, ne va-t-elle pas précisément vers
la chose que vous essayez d’échapper ?

–  Jed McKenna

La stressante activité de quête fait partie des réponses automatiques du système nerveux.
Elle forme partie intégrale des mécanismes réflexes de la boucle auto-référentielle de l’ego.
Chacun croit être le « chercheur » de quelque chose. Chacun veut devenir « quelqu’un ».

La quête spirituelle est hyper-valorisée au point d’alimenter un marché.
C’est pourtant la meilleure façon d’entretenir les illusions à propos de « moi »,
illusions qui produisent et entretiennent les pires souffrances de l’humanité.

– Prabhã Calderón 

Ce que vous recherchez n’existe pas.
Vous préférerez vous promener sur une terre d’enchantement,
avoir la bienheureuse vision d’une transformation de votre soi inexistant
afin de réaliser un état d’être évoqué à coup de formules magiques.
C’est précisément cela qui vous arrache à votre « état naturel »,
c’est un mouvement en dehors de vous-même.
Être soi-même est donné.

Personne ne peut vous donner Ce, qui est, personne ne peut vous le prendre.
– U.G. Krishnamurti

À propos du « connaisseur » et de ce qui est connu.

La « connaissance de soi » et la « conscience de soi »
sont des perceptions subtiles assujetties à « ce qui est connu ».
« L’observateur », « le percepteur » et « le connaisseur » dépendent du système nerveux.

La Conscience Absolue ne peut pas être connue.
La conscience individuelle dépend du « connaisseur »  et, pourtant, elle est inséparable de la Conscience Absolue qui ne dépend d’aucun connaisseur.
– Stephen Wolinsky

Tu ne peux pas être ce que tu perçois, car « le percepteur »
est de la même nature imaginaire que « sa perception ».
Si tu perçois « le percepteur », il est impossible que tu sois ce percepteur.
Ce, que tu es, ne peut pas être perçu par « un percepteur ».
La réalité innommable n’est pas « percevable ».
Quelque soit ce que tu « perçois »,
cette perception dépend de « toi » pour exister.
– Karl Renz

Qui est « le connaisseur » de la connaissance de votre naissance ?
Comment savez-vous que la personne qui est morte s’est réincarnée en vous ?
Nisargadatta Maharaj

Tout ce qui est écouté ou qui a été écouté n’a pas d’existence propre.
Ādi Śaṅkara. (8ème siècle).

À propos de la culpabilité.

Ils (les gens), nous cèdent leur liberté et ils nous servent comme si nous pouvions les libérer.
Nous sommes révérés et remerciés pour porter le fardeau de « la liberté ».

–  Dostoyevsky (Le Grand Inquisiteur)

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