Citations.

À propos de l’amour.

Votre tâche n’est pas de rechercher l’amour, mais de découvrir et démanteler toutes les barrières mentales que vous avez construites contre l’amour.
– Rūmī[] (1207-1273) mystique persan.

Celui qui est UN avec la musique intérieure de l’amour, celui qui est UN avec la pulsation universelle, celui-là est immunisé contre les assauts des tempêtes et des circonstances.
– Ramesh Balsekar

À propos du mécanisme d’auto-définition de soi.

Abandonnez tout ce que vous n’êtes pas…
Comme l’homme qui creuse un puits se débarrasse de la terre pour trouver l’eau, débarrassez-vous de tout ce qui est illusoire jusqu’à ce qu’il n’en reste rien.
Renoncez à toute définition de vous-même.
– Nisargadatta Maharaj

Nisargadatta Maharaj disait : « Vous n’est ni le miroir ni l’image ».
En fait, vous n’êtes ni l’image, ni le mécanisme de l’observateur qui la regarde.
Vous n’êtes ni le définisseur « moi », ni l’expérimentateur « moi », ni l’observateur « moi ».
–  Stephen Wolinsky

Pourquoi interprétez-vous vos sensations ? Pour quoi ne les laissez-vous pas en paix ? 
Vous le faites parce que vous croyez que si vous ne dialoguiez pas avec votre « moi », votre « moi », ne serait plus là. Vous n’auriez pas la preuve de votre existence.
Cela est une perspective effrayante n’est-ce pas ?
Tout ce dont vous faites l’expérience: paix, joie, silence, béatitude, extase et Dieu… Sait quoi ? Tout cela n’est ressenti que par « le connaisseur » et sa vieille « connaissance » de seconde main !
Le fait même que vous êtes en « état de béatitude et de formidable silence », implique que vous conceptualisez ces « états ». Il faut avoir déjà conceptualisé une chose, pour se décrire comme son « expérimentateur ».
Cette expérience n’a rien de merveilleux ou de métaphysique.
Pouvez-vous faire l’expérience d’une chose aussi banale que ce banc, là en face de vous ? Non ! Vous « expérimentez la conceptualisation » que vous en avez faite et dont la source est toujours extérieure.
Vous pensez les pensées de votre société religieuse de m…, vous ressentez les sensations en rapport à ce milieu, et vous vivez les expériences de cette société.
Y a-t-il une expérience ? Qui est l’expérimentateur ?!!!
– U.G. Krishnamurti

Lorsque cesse l’auto-définition de « Moi », nous éprouvons Être.
Lorsque que nous croyons notre existence liée à une « définition de Moi » comme : je suis ceci, je suis supérieur ou inférieur, je suis seul, je suis reconnu ou non… ou lorsque nous croyons notre existence liée à la « repartion de Moi », nous nous croyons séparés de ce que nous voudrions être, nous nous croyons séparés de soi-même, de tout et de « Être » 
– Prabhã et Bruno

À propos de notre sens de « Moi ».

Vous vivez dans votre « sphère mentale ».
Vos pensées ne sont pas votre propriété : elles appartiennent à tout le monde. Ce ne sont que des pensées, mais vous créez en contrepartie un « penseur » qui lit chaque pensée et se les approprie comme « sa » production.
Votre effort pour contrôler la vie et vérifier que vous existez, a créé un mouvement de pensées que vous appelez « Moi ». Cela vous rassure-t-il ?
– U.G. Krishnamurti

À propos de lâcher-prise.

Vous avez construit un monde imaginaire suggéré par les autres ;
un monde de mémoires, de désirs, de peurs… et vous êtes emprisonné dedans.
Vous voudriez rompre le maléfice et lâchez prise. Mais pourquoi essayer de laisser aller une prison qui en réalité, est imaginaire ?
Une fois que vous réalisez que votre monde est votre propre projection, il n’y a plus rien à lâcher.
Nisargadatta Maharaj

À propos de la pleine conscience…

Si vous pratiquez quelque système quelconque de maîtrise mentale, automatiquement le « Moi » et son « observateur » sont entretenus dans leurs convictions, peurs, etc.
Avez-vous un jour médité réellement, sérieusement ? Ou connaissez-vous quelqu’un qui l’ait fait ?
Non ! Personne ne le fait. Si vous méditiez vraiment, vous finiriez chantant des mélodies lunatiques dans l’asile de fous !
Vous ne pouvez pas davantage pratiquer « l’attention totale » ou « être pleinement conscient ».
Vous ne pouvez pas être « pleinement conscient » parce que votre « Moi » et Ce qui Est, ne peuvent pas coexister.
Si vous pouviez une seconde seulement, une seule fois dans votre vie,
demeurer dans ce qui Est, la continuité de votre « Moi » claquerait net.

L’illusion sur laquelle repose votre sens de « Moi » s’effondrerait.
Alors, tout retomberait dans le rythme naturel : Conscience.
Cet « état » où vous « vous regardez », cela n’est vraiment pas la Conscience.
Si vous reconnaissez ce que vous regardez et le « Moi » qui regarde, vous constatez qu’une fois de plus vous êtes là, entent que « Moi », en train de « vous regarder » et « d’expérimenter le passé »…
Ce que vous savez très bien faire !
– U.G. Krishnamurti

À propos de ce qui Est.

La Réalité ne doit pas être cherchée parce qu’elle n’est pas perdue.
Ce qui Est n’est pas le résultat d’une pratique spirituelle, d’une évolution personnelle, de la connaissance ou de l’apprentissage…
Ce qui Est, est partout à tout moment. C’est la Réalité indivisible qui n’est jamais absente ou éloignée…

La Vérité n’est pas une chose compliquée, c’est la chose la plus simple qui Soit. Notre sens de « Moi » ne peut ni créer ni obtenir Ce qui Est.
– Jed McKenna

Ce qui est réel ne meurt pas…
Imagine un grand édifice en train de s’écrouler. Quelques chambres sont en ruines est quelques autres sont intactes. Peut-on dire que l’espace est en ruine ou intacte ?
C’est la structure qui soufre ainsi que ses habitants… L’espace lui-même n’a pas été modifié.

De la même façon, rien n’arrive à l’existence elle-même, lorsque les formes s’éteignent et lorsque les noms disparaissent. L’orfèvre fait fondre les anciens bijoux pour en créer de nouveaux.
Apres avoir constaté que la mort arrive au corps et non pas à ce qui Esttu regardes ton corps se dégrader comme une idée qui s’use.
Ce qui Est
ne dépend pas du temps ni de l’idée. 
– Nisargadatta Maharaj

À propos de la quête spirituelle.

Pourquoi vous adonnez-vous à toutes ces pratiques et recherches ?
Pourquoi cherchez-vous à « travailler sur vous-même », à apprendre des « nouvelles techniques, méthodes, processus, paradigmes… d’évolution, de réparation, d’amélioration, de rapprochement de vous-même? ».
Sans nier que l’activité de quête est proportionnelle au doute d’Être, posez-vous la question : « de quoi concrètement je souhaite m’éloigner ? »
Votre quête ne va-t-elle pas précisément vers ce que vous voudriez fuir, n’est ce pas ?
–  Jed McKenna

La stressante activité de quête fait partie des réponses automatiques du système nerveux.
Elle forme partie intégrale des mécanismes réflexes de la boucle autoréférentielle de l’ego. Chacun croit être le « chercheur » de quelque chose. Chacun veut devenir « quelqu’un ».
La quête spirituelle est hyper-valorisée au point d’alimenter un marché.
C’est pourtant la meilleure façon d’entretenir les illusions à propos de « moi », illusions qui produisent et entretiennent les pires souffrances de l’humanité.
– Prabhã et Bruno

Ce que vous recherchez n’existe pas.
Vous préférerez vous promener sur une terre d’enchantement,
avoir la bienheureuse vision d’une transformation de votre soi inexistant
afin de réaliser un état d’être évoqué à coup de formules magiques.
C’est précisément cela qui vous arrache à votre « état naturel »,
c’est un mouvement en dehors de vous-même.
Être soi-même est donné.

Personne de peut vous le donner, personne ne peut vous le prendre.
– U.G. Krishnamurti

À propos de la culpabilité.

Un réflexe primaire de survie de l’enfant nous a invité à penser que c’est nous qui étions coupables d’imperfection, plutôt que le monde dans lequel nous entrions petits et sans défense.
Si nous restons sur ce schéma simpliste, nous passons le reste de notre vie
dans l’espoir de nous améliorer en référence à des croyances d’enfant.
C’est le ressort de presque tous nos conflits intérieurs, c’est aussi celui des grands drames collectifs. C’est sur cette illusion d’enfant que les religions fleurissent et ce n’est pas un hasard si elles se ressemblent.
Répondant à la demande, les religions, catholique, protestante, musulmane, judaïque… ont fait de ce sentiment originel de culpabilité, le support d’un trafic d’influence aux multiples ramifications politiques et financières.
Aux religieux s’ajoutent des gourous et des professionnels de toute sorte qui eux aussi poursuivent l’espoir de devenir de bonnes personnes pour soigner leur culpabilité imaginaire d’enfant.
Cette cohorte infernale au sens étymologique du terme se donne l’allure de soigner les peurs en rajoutant des croyances aux croyances… 

Hypnotisés par notre passé, c’est à ces marchants d’hypnose collective que nous  confions le soin de soigner nos troubles autohypnotiques. Troubles de toutes apparences qui découlent tous directement du doute ontologique, du sentiment originel de culpabilité et de la croyance magique qui en découle: « En rajoutant des croyances à mes croyances, je me sentirais mieux ».
Je vous invite à déconstruire vos croyances : Dés-identifiés du passé, dès-identifié de « vos croyances », êtes-vous structurellement coupable, non-coupable ou ni l’un, ni l’autre ?
– Bruno Maillard

À propos de rêves.

Ils (les gens), nous cèdent leur liberté et ils nous servent comme si nous pouvions les libérer. Nous sommes révérés et remerciés pour porter le fardeau de « la liberté ».
–  Dostoyevsky (Le Grand Inquisiteur)

Être
Je Suis ce qui ne se décrit pas, ne s’imagine pas, ni rien qui puisse être défini…
Je Suis le substratum ou cœur de l’intelligence de tous les océans et de tous les espaces.
Je Suis au cœur de tout Ce qui Est le monde visible et le monde invisible.
Je Suis, Cela, Je Suis…
Je Suis l’inexplicable et inexplorable pulsation essentielle de tout ce qui Est.
Je Suis ce qui est le silence, l’immanence et l’omniprésence ; l’existence elle-même.
Je Suis au cœur de l’expression vibratoire de la vie qui va à la rencontre de la vie.
Je Suis, Cela, Je Suis…
Je Suis au cœur du mystère de tout ce qui est innombrable…et de tout ce qui est dès-nombrable.
Je Suis l’acceptation et l’amour sans objet, sans intention ni contenu.
Je Suis l’expression au cœur de toutes les expressions visibles et invisibles.
Je Suis, Cela, Je Suis…
Je Suis sans matière ni contenu, sans localisation ni distance, sans lumière ni obscurité…
Je Suis le devenir sans forme, sans temps, sans espace…
Je Suis sans situation, ni à l’intérieur ni à l’extérieur du corps.
Je Suis, Cela, je Suis…
Je Suis ce qui n’a ni naissance, ni forme, ni non forme.

Je Suis ce qui ne meurt pas… Je Suis ni éternelle ni éphémère.
Je Suis cela qui est ni finit ni infini, ni immense ni petit.
Je Suis ni le verbe ni le son transmit, ni la vie, ni la mort.
Je Suis, Cela, Je Suis…

– Prabhã Calderón

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